31.01.2009
Une si belle chaine d'amitié
On dit souvent que c'est dans les moments difficiles qu'on reconnait les gens qui tiennent vraiment à nous.
Je suis agréablement surprise de la chaine de soutien qui s'est mise en place autour de mon meilleur ami.
Depuis ce tragique 27 janvier, des gens sont venus le soutenir.
Le plus formidable restera sûrement notre amie de Toulouse qui a pris sa voiture dès qu'elle a appris la triste nouvelle. Elle est repartie hier, alors j'ai pris le relais, ciné et bouffe tous les deux, ce soir c'est une autre qui va au resto avec lui. Demain ça sera probablement moi qui irait lui tenir compagnie.
Je me sens utile dans ces moments là, quand il pleure dans mes bras, quand nous évoquons tous ces souvenirs. Je me sens obligée d'être forte même si je me rends bien compte que j'ai du mal à suivre, je me suis réveillée à 17h30 aujourd'hui, sans me réveiller une seule fois... je n'en peux plus peut être....
Jeudi sera encore une étape difficile, la crémation, l'adieu concret, il faudra à nouveau soutenir mon meilleur ami car je crains que le pire reste à venir, quand le quotidien reprendra le dessus, qu'il sera détaché des formalités qui lui occupent l'esprit pour l'instant, quand il se rendra compte que c'est désormais seul qu'il s'endormira tous les soirs.....
C'est quand le bonheur?
22:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.01.2009
Sale pute de vie
Je devais retrouver mon meilleur pote à Bichat pour aller rendre visite à son mec dont l'état s'améliorait de jours en jours selon les médecins.
Il m'appelle pour me dire que son ami est transféré à Beaujon car son état est critique.
Je me pointe à Beaujon, nouvel appel, il retourne à Bichat....
On part donc en voiture direction Bichat, médecin ultra pessimiste, il va décéder à 22h15.
Mon coeur devenu pierre ne parvient pas à pleurer....
Et pourtant en moi, tout saigne......
Tu es mort vers 22h15, la dernière image que j'ai eu de toi n'était pas la réalité, toi, si souriant, te voir mort la bouche ouverte m'a glacé le sang...
Où que tu sois désormais repose en paix David, tu avais 38 ans et c'est pas un âge pour mourir....
Mais souviens toi que ce soir, 11 personnes étaient là pour te soutenir, pour te dire aurevoir, tu as compté pour nous....
Sale pute de vie

03:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.01.2009
Juste une pensée
pour un ami actuellement en train de se faire opérer du cerveau suite à une méningite, les médecins sont pessimistes.
Sois fort David, tu peux pas nous laisser, pense à Fred qui t'aime, pense à toutes les vacances qu'on doit encore passer ensemble et à tous les bons petits plats que tu as encore à nous mijoter....
Et puis merde, on n'a pas le droit de mourir à 38 ans
18:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.01.2009
Droit dans le mur
Avant tout, j'ai décidé de fermer les commentaires, non pas que ça me déplaise d'en avoir, mais je ne parviens pas à y répondre et dans ce cas, je trouve égoiste de laisser les gens me dire des trucs gentils (ou pas) et de ne pas donner de réponse, juste que j'ai du mal avec les relations sociales en ce moment et que souvent, je sais pas quoi répondre à part "merci".... donc j'ai un mail qui est parisailleurs@hotmail.fr et dans 99% des cas je réponds aux mails.
Je sors de mon rendez vous hebdomadaire avec mon psychiatre qui me dit que je plonge de plus en plus et que je vais droit dans le mur et qu'un jour il ne pourra plus rien faire pour moi... Bien évidemment ça m'a fait couler les larmes parce que malgrè mon traitement ultra costaud et mon hospitalisation en hôpital psychiatrique de 4 semaines, je continue mes conneries et bientôt je serai seule face à moi même....
Il m'a dit ça parce que je me prépare à faire à nouveau une belle connerie tout en en étant consciente.
Demain le mec que j'ai rencontré en HP sera chez moi. La dernière fois que je l'ai vu, c'était mercredi dernier, les pompiers le sortaient de chez moi sur une chaise roulante, il était à la limite du coma.... plus tard il m'a avoué que je lui ai sauvé la vie ce jour là en l'envoyant à l'hosto...
Demain il sera chez moi et probablement passera la nuit chez moi, demain probablement, je retenterai un truc avec lui....
Pourquoi? parce que je n'en peux plus de ne pas recevoir d'amour et que je suis prête à me démolir avec quelqu'un gravement malade pour juste recevoir un peu d'affection.
Je sais qu'il va me démolir, que sa pathologie est trop lourde pour mes fragiles épaules, que je vais en chier... et pourtant, parfois, quand il sera bien, je recevrai un peu de tendresse et je me dis que c'est mieux que rien....
Je n'en peux plus des histoires où je me fais jeter sans comprendre, même si tout le monde me dit "tu mérites mieux", quand je fais le bilan de ma vie, je me rends compte que non, que le seul que j'ai vraiment aimé m'a trompée et jetée dès que j'ai eu le dos tourné, alors que maintenant, je prends ce que je peux, je grappille un peu de tendresse là où je peux la trouver, dans les bras d'un grand malade qui a 16 ans de plus que moi....
Alors oui, je le sais, je fais une connerie et dans quelques jours je reviendrai pleurer parce qu'il me rend malheureuse mais il est le seul qui s'intéresse à moi et peut être le seul que je mérite.....
Ouais, je vais pas très bien.... et pire, je rêve de retourner dans mon hôpital.....
22:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.01.2009
Froid
J'ai froid, toujours glacée en ce moment....
Il y a encore quelques jours un homme me réchauffait, je pouvais poser mes pieds glacès sur lui.... je suis à nouveau seule et qui va réchauffer mes pieds froids?
23:54 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14.01.2009
Anesthésiée
J'ai donc repris le boulot. Mentalement, j'ai beaucoup flippé et au final ça s'est plutôt bien passé. Physiquement par contre, je morfle..... Dès le premier jour, je me suis comportée comme une véritable larve, parvenant même à m'endormir pendant une réunion, magnifique! Me lever le matin est une torture et garder les yeux ouverts toute la journée m'est quasi impossible.....
Mais mon cerveau tient le coup... je me surprends....
Ce matin, j'ai viré de chez moi le dernier en date, les pompiers sont venus (même pas beaux......), j'ai eu la force de ne pas craquer, de rester digne, de répondre à leurs questions, le pire a été de le voir partir sur cette chaise roulante et tenter de m'attraper la main avec ses yeux qui me disaient "pardon, je t'aime", ce dont je ne doute pas, mais je ne pouvais plus supporter qu'il me tire vers le bas et puis appeler sa mère, cette dame que je n'ai jamais vue, lui apprendre que son fils a rechuté, que je l'ai envoyé à l'hôpital et que je culpabilise....
Mais je l'ai fait, sans larmes, j'ai réussi à quitter un homme..... et en plus, un homme qui m'aimait..... et je ne ressens presque rien, jusque un certain mal être quand sa mère m'appelle pour me donner de ses nouvelles ce soir... mon coeur est mort ou endormi très profondément....
19:59 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
05.01.2009
Paris Ailleurs version 2009
2008 aura probablement été la pire année de ma vie.
On va faire un bref résumé pour ceux qui suivent pas, je me suis fait larguée comme une pute par celui que je croyais (et que je crois toujours) être l'homme de ma vie. J'ai eu mal comme jamais j'avais eu mal, je suis allée voir mon généraliste qui m'a filé plein de cachets, je suis allée voir mon psychothérapeute devant qui j'ai versé des litres de larmes, je suis retournée voir mon généraliste qui en pouvait plus de voir ma tronche et qui m'a expédiée chez un psychiatre. J'ai à nouveau versé des tonnes de larmes devant le psychiatre, j'avais toujours mal. Je me laissais crever petit à petit, je ne mangeais plus, j'avais perdu 11kg, je ne me lavais plus, je ne m'habillais plus, je ne sortais plus... Alors le psychiatre, qui voyait bien que j'allais continer ainsi jusqu'à ce que mort s'en suive, m'a envoyé dans un hôpital psychiatrique, qu'on appelle "maison de santé" pour faire mieux.... Au début, j'ai pleuré encore des litres de larmes parce que je voulais pas rester là, je voulais retrouver ma vie dans ma bulle. Et puis, au fil des jours, j'ai recommencé à manger, j'ai tissé des liens, je me suis sentie mieux, j'ai même acheté du fard à paupières un jour parce que je voulais retrouver forme humaine. J'y suis restée 4 semaines, j'ai repris 5kg, j'allais mieux.
J'allais mieux parce que là bas j'ai rencontré un homme, parce qu'avec lui je me sentais bien et que son existence a motivé encore plus mon envie de sortir.
J'allais mieux parce que l'on s'est connu dans un contexte particulier, protégé. Mais l'un comme l'autre, si nous étions là bas, ça n'était pas anodin. Notre rencontre s'est faite dans un cadre bien précis, depuis ma sortie, je vis sa pathologie au quotidien, moi qui me sentait aller mieux, je crois que je commence à replonger parce que sa pathologie me bouffe.
Et puis, je reprends le boulot lundi prochain, je n'ai pas bossé depuis le 30 juillet, j'angoisse comme c'est pas permis....
Bonne année à vous, moi j'ai peur, encore......



