30.08.2008

Il parait que je dois me forcer

à faire des choses qui me faisaient du bien avant. Alors je tente d'écrire, parce que cela me soulageait avant, aujourd'hui, je ne sais pas, je tente....

Je vis depuis 15 jours dans un cocon sombre et silencieux, répondant à certains appels ou certains mails selon mes forces mais refusant toujours toute sortie ou proposition de visite.

J'ai été trainée de force par mes parents chez eux le jour de mon anniversaire, je n'ai fait que dormir, c'est tout ce que j'arrive à faire pour le moment. Abrutie totalement par les cachets que j'avale en bon petit soldat à heure fixe. Je dors environ 17 heures par jour. Dormir permet de ne pas cogiter, de ne pas ressentir la douleur, quoique mes rêves restent toujours orientés vers la même chose, je me suis réveillée l'autre jour en me rendant compte que j'embrassais mon oreiller depuis 1/4 d'heure en pensant que c'était J.

Le week end est le moment le plus difficile à passer, parce que je sais qu'ils sont ensemble, qu'il lui dit probablement les mêmes choses qu'il m'a dites, qu'il lui procure probablement autant de plaisir qu'il m'a procuré. Le week end est le moment où on ne peut appeler son médecin pour aller pleurer pendant quelques minutes. Le week end est le maximum de la douleur.

Je mange un tout petit peu plus, je parviens certains jours à avaler un Babybel.

Mon arrêt de travail est prolongé d'une semaine, je ne peux aller au boulot, me confronter à la vraie vie pour l'instant, je suis un corps qui ne parvient plus à faire connexion avec son cerveau. Je suis un corps qui me dégoute, bronzée comme il y a longtemps que je n'avais pas été, je regarde ces marques de maillot de bain et me disant qu'il allait aimer et que désormais je voudrais voir disparaitre au plus vite.....

Je crois que j'espère toujours qu'il revienne.....

22.08.2008

Désolée

Je ne parviens pas à répondre à vos gentils mails, vos messages sur msn, vos commentaires....

Je voudrais en dire plus mais je ne parviens pas.....

20.08.2008

Bon anniversaire connasse

Bon anniversaire à toi qui ne réussit jamais rien.

Bon anniversaire à toi qui va "fêter" ce magnifique événement avec tes parents devant qui tu devras tenter de faire bonne figure.

Bon anniversaire à toi qui réussit encore à trouver un peu d'illusion quand ton portable vibre.

Bon anniversaire à toi que je déteste et méprise.

 

19.08.2008

31 ans

Demain je vais avoir 31 ans pour des raisons que je ne citerai pas parce que je vais encore passer pour plus folle que je ne suis, 31 ça correspondait pour moi au chiffre magique.

Quand je vois une voiture immatriculée 31 dans la rue, quand je regarde l'heure et qu'il est 31, je me dis que la journée va être bonne.

Demain je vais avoir 31 ans, je me disais il y a encore quelques jours que j'avais eu raison de tout miser sur ce chiffre parce que j'allais bien, j'étais heureuse et que j'allais fêter ça aux côtés d'un homme que j'aime.

Demain je vais avoir 31 ans et je suis à nouveau sous anti dépresseurs. Demain je vais avoir 31 ans et mes parents seront les seules personnes qui seront à mes côtés parce qu'ils ont peur pour moi (deux tentatives de suicide, ça laisse des traces) et qu'ils veulent que je rentre chez eux de grès ou de force (en gros si je monte pas dans le train, ils viennent me chercher par la peau du dos).

Demain je vais avoir 31 ans et je me souviendrai probablement toute ma vie de cet anniversaire car il sera le pire de toute mon existence, parce que j'ai perdu 5kg, parce que je suis incapable de manger (ma mère, cette folle, veut me faire avaler du foie gras), parce que mes yeux ne sont que larmes, parce que mon corps n'est que souffrance.

Pourquoi ça fait 31 ans que ça s'acharne comme ça?

 

A Paris en été

Tu peux crever la gueule ouverte, tout le monde est en vacances.....

Aussi bien les médecins que les centres d'aide psychologique, ouais j'en suis là......

Seul conseil que j'ai reçu d'une des secrétaires: "allez à l'hôpital, bon courage"

Merci madame.....

Putain ce que ça fait mal

 

Tiens et demain c'est mon anniversaire, c'est la fête......

17.08.2008

Demain à 18h30

Un couple qui se sépare se dira ses derniers mots au bord du Canal Saint Martin.

Je n'arrive pas à analyser ses mots, je n'arrive pas à comprendre pourquoi il y met tant de douceur.

Moi "toujours ok pour demain? quelle heure? où?"

Lui "oui toujours ok. Après le boulot vers l'endroit où on s'est rencontré. Ca te va?"

Moi "n'importe où mais surtout pas à l'endroit où l'on s'est rencontré, le machin ça te va? vers quelle heure penses tu être dispo?"

Lui "vers 18h30 je pense"

Moi "ok je serai donc au machin à 18h30"

Lui "ça marche, à demain. Ca va quand même?"

Moi "J'ai besoin de te parler, te dire que  je vais bien serait mentir, je sors peu à peu de l'abrutissement, je ne sais pas si c'est mieux au final..."

Lui "On en parlera demain ne t'en fais pas. Passe une bonne nuit"

 

Du coup, je ne sais pas si je lui envoie mon mail cette nuit......

 

Bilan d'une déchéance

Grammes de nourriture avalée depuis jeudi 15h00: environ 2, j'ai tenté le plateau repas dans l'avion, pas possible

Nombre de gerbes: environ 5, douloureux de vomir de la bile

Litres d'alcool avalés: indecent

Nombre de clopes fumées: j'ai cessé de compter au bout du 6ème paquet

Heures de sommeil: naturel: zéro, aidée par somnifères: 3

Coups de fil en tout genre: pas mal, merci maman qui m'appelle 3 fois par jour, merci les amis qui me demandent si mes vacances se sont bien passées

Heures passées devant le pc à écrire des mails que je n'enverrai jamais: environ 10

Nombre de personnes avec qui je me suis fachée depuis mon retour: 1

Nombre de fois où je me suis dit "je vais chez Docteur Mavial", "je ne vais pas cher Docteur Mavial": 1458

Kilos perdus: trop sûrement......

 

 

 

Les conseils ne viennent pas toujours de ceux qu'on attend

J'ai toujours des rapports conflictuels avec ma mère, elle sait me démolir, me faire mal, le voulant ou non, ça n'a pas d'importance, elle me fait mal souvent.

Mais là, elle a su sentir à quel point je vais mal et probablement à quel point je l'aimais lui. Alors elle est douce et me donne des conseils, et j'ai envie de m'ouvrir, alors je lui ai lu le nouveau mail que j'ai écrit pour J., le premier elle avait pas aimé, l'a trouvé trop larmoyant, le second elle le trouve trop long, le voilà:

 

 

 

Avant toi, je crois n'avoir aimé qu'une seule fois, pendant 6 ans, de 15 ans à 21 ans, il a été mon premier, je ne voulais que lui, il a été mon premier et je ne concevais pas les choses autrement.
Quand j'ai compris que c'était terminé, j'ai eu mal, mal à en crever, mal à ne plus savoir qui j'étais, mal à me promettre que plus jamais je ne vivrai cette douleur insupportable (et pourtant.... m'y voilà....)
Alors oui, je comprends que tu puisses avoir peur, je le comprends pour l'avoir vécu, pour m'être protégée au maximum.
Je comprends tes craintes, tes doutes, tes appréhensions.... parce que je les ai vécues.
Mais je voudrais que tu comprennes que jamais je ne te demanderai d'être un autre, jamais je ne voudrais être un boulet à ton pied.
Je veux juste te montrer que les choses sont possibles, que la liberté, même à deux, est concevable, que le couple n'est pas une souffrance, source de douleur, non, le couple peut être le respect de l'autre, de ses envies, de ses attentes, de ses choix, que tu n'as pas de raison d'avoir peur, que jamais je ne souhaite te changer, t'imposer des choses qui ne te correspondent pas. Je veux juste te prouver que l'amour n'est pas souffrance, même si ça a pu l'être auparavant. Que l'amour n'est pas une prison dans laquelle on se morfond, que le libre arbitre est possible.....
Je voudrais te montrer que tes craintes n'ont pas lieu d'être, que tu seras toujours toi, que jamais je ne souhaite te mettre un collier autour du cou, qu'aimer est un sentiment violent mais qui ne cherche en aucun cas à détruire l'autre, à le rendre conforme à nos attentes, à en faire un objet à notre image.
Quand on est blessé, on se protège, c'est instinctif, presque animal, mais à vivre blessé, on se terre dans une tanière, fuyant tout ce qui pourrait représenter un potentiel danger, on en oublie que la vie n'est pas que danger, que les choses peuvent être belles même si on sort abimé, blessé. Que les blessures se soignent quand l'envie mutuelle est là, que la confiance se construit petit à petit, au fil du temps, mais qu'elle est le meilleur médicament au monde. Que l'envie guérit de tout, il suffit juste de l'apprivoiser, de ne pas la considérer comme une ennemie.
Tu es un être formidable, qui a su guérir mes blessures même très lointaines, j'aimerais tellement pouvoir réussir le même exploit, te montrer que tu mérites d'être heureux, quelque soit la personne que tu es, te montrer que tu as cette faculté à rendre les gens heureux à ton contact, que tu peux y arriver, que tu n'as pas à avoir peur, que tout peut être simple.....




 

Et puis, elle a fait un truc top, elle a demandé à mon père de me donner son avis, mon père est comme J., il est sensible et angoissé. Mon père m'a dit "je serai très touché si je recevais ça".

Et vous? vous seriez comment si vous receviez ça?

 

 

 

 

16.08.2008

Le diable est de retour

Avant tout, désolée ne pas répondre aux commentaires dans l'immédiat, je ne le peux pas, je n'arrive pas à rentrer dans les liens sociaux quelqu'ils soient.....

 

Pendant mes vacances, il m'a envoyé des sms en me proposant de me voir.

Ce soir, son 6ème sens fonctionne à nouveau à merveille et il va toujours plus loin.... il m'offre ce dont j'ai rêvé pendant 9 longs mois.... Docteur Mavial m'invite chez lui parce que je cite "il me doit bien ça, je l'ai invité tellement de fois". Son appart je l'avais vu en photos, il est superbe, j'en ai rêvé pendant tout le temps où j'ai cru ressentir des sentiments pour lui, comme un lieu interdit, comme un Jardin d'Eden.....

Toujours sous emprise de l'alcool, je lui réponds "on se rappelle", je n'en ai aucune envie.

Malheureusement je sais qu'à chaque fois où il s'est manifesté, cela voulait dire que l'histoire que je vivais était morte et cette fois ci, je le refuse.....

un autre mail

15/08 (ou plutôt 16/08 vu l'heure qu'il est): je suis en vrac, mon corps, mon esprit, mon cœur... personne dans ce petit monde qui est moi ne parvient à comprendre.... chacun me le fait payer à sa façon, mon corps vomit tout ce que je tente de lui faire avaler, mon esprit m'empêche de dormir et me tient encore éveillée à cette heure où Paris dort à poings fermés, mon cœur tambourine dans ma poitrine, il me fait mal ce con....
Depuis 15 jours, j'idéalisais cette nuit, aurais-je pu penser que cela se passerait ainsi? tant de signes pourtant me mettaient la puce à l'oreille, je savais que tu avais de la batterie à Londres puisque je t'avais vu recharger ton portable devant moi la veille, puisque j'ai reçu un accusé de réception dès que mon sms est arrivé, puisque tu as paru trop pressé de raccrocher quand on s'est appelé le samedi, puisque que tu ne m'as pas rappelée le dimanche, puisque les sms se sont espacés au fil des jours.
Et j'arrive même pas à être en colère, moi l'impulsive qui sort les dents à la moindre contrariété, je surfe sur une vague d'incompréhension et d'abrutissement, je vais probablement m'y noyer, boire une putain de tasse, y laisser des plumes, mais pour l'instant, je me sens flotter dans un monde qui n'est pas le mien, dans un truc très flou où je me laisse porter, abrutie est vraiment le mot qui me colle le plus à la peau en ce moment..... Abrutie dans le sens idiote du terme et aussi dans le sens ébêtée....
Je me suis acheté des lunettes de soleil que je bénis, elles ont caché mes larmes dans l'avion, malheureusement pas mes sanglots quand le pilote a dit au micro "bon retour à Paris". Quel retour? Celui dont je rêvais depuis 15 jours, celui où nous nous serions retrouvés pour une nuit d'étreintes? Oui, voilà comme je voyais les choses, voilà ce qui m'a fait tenir. Tu as choisi les choses différemment, tu as choisi les étreintes avec une autre et ce soir, je suis seule, dans le silence et le noir que peuvent offrir mon petit appartement.
Et je ne peux que culpabiliser, où est ma faute? qu'ai-je fais, que n'ai-je pas fait pour en être là? mon amie hier soir m'a pris dans ses bras et a essuyé mes larmes en me disant "ma belle tu mérites pas ça", mais je mérite quoi? Que le seul homme qui me fasse vibrer me quitte? Que je n'arrive pas à le conforter dans l'idée qu'il puisse être heureux avec moi?
Au fond de moi, une seule phrase résonne, aussi idiote soit-elle, je ne veux que la croire, tu es celui qu'il me faut. Tu es celui que j'admire à tous les niveaux, tu es celui qui a su me faire baisser la garde, tu es celui dont celui je suis tombée amoureuse, tu es celui que dont je peux accepter tous les défauts, tu es celui pour qui j'ai envie d'être meilleure, tu es celui avec qui la connivence est la plus forte que je n'ai jamais connue.
Je refuse de fermer les yeux, de me dire que j'idéalise, que j'aime démesurément au point de ne plus voir le négatif, oui je le vois, oui je l'admets, oui je l'accepte, parce que tout cela est un ensemble et que j'aime cet ensemble fait de défauts et de qualités. Parce qu'à tes côtés je n'ai pas peur, parce que mes doutes s'estompent.... Alors oui bien sûr, je serai toujours Paris Ailleurs la flippée, l'angoissée, mais que le regard que tu poses sur moi me fait pousser des ailes, me donne envie de te plaire encore plus, de te sentir fier de moi.....
Il est 4h00, le sommeil ne vient toujours pas, je ne veux pas savoir où tu es, ni avec qui tu es, je veux juste que tu saches que je t'aime comme jamais cela ne m'est arrivé, je veux juste que tu saches que quelques soient les embuches je reste convaincue que nous pouvons faire de belles choses ensemble et que se voiler la face n'est pas une solution.......

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