04/04/2013
Tout recommencer
Je l'avoue, je l'ai dit, des soirs de désespoir, j'ai hurlé sur tous les toits que plus jamais je n'aimerai.
J'ai menti, je me suis menti, parce que j'en crevais d'aimer encore, parce sans ça ma vie n'avait plus de sens.
J'ai écrit des pages, je les ai tournées. Elles avaient un sens au moment où je les écrivais, elles n'ont plus de sens quand j'écris celles ci.
J'aime à nouveau, j'aime de façon différente. J'ai appris de mes erreurs, j'ai grandi, je me sens bien avec moi même et avec lui. Sans le vouloir et sans le savoir, il m'appaise. Pas justement parce que c'est lui mais parce que c'est moi aussi. Parce que je vois la vie de façon différente, parce que j'ai décidé que mon passé devait être relégué au second plan. J'ai décidé que mes blessures ne devaient pas être le moteur de ma vie.
Je recommence une nouvelle page, je ne veux pas la noircir. Cette page, je la veux vierge et belle. Elle l'est pour l'instant, elle l'est depuis plus de 3 mois.
Je réapprends la vie avec un homme, partir en week end, rencontrer sa famille, lui présenter mes parents, mes amis, découvrir les siens. Deux mondes s'apprivoisent mais ont envie de se méler.
Je me sens forte avec sa main dans la mienne, je me sens prête à balayer le passé d'un coup de pied, je me sens prête à croire en mes rêves. Je me sens prête à aimer simplement, parce que cette relation est simple et c'est pour ça qu'elle est belle. Elle est simple parce que je suis devenue plus simple, parce que j'ai appris à dire non au lieu de ruminer. Je suis encore maladroite parfois, j'ai du mal à lui dire qu'il me manque quand il est loin de moi trop longtemps, je ne sais pas lui dire que je l'aime en le regardant dans les yeux.
Il n'est pas un au milieu d'autres, il est lui. Il n'est pas celui qu'on choisit par dépit parce qu'il faut s'accrocher à son mode de vie. Et j'ai envie de m'accrocher très fort, de serrer mes bras autour de lui et de tracer la route, de me laisser guider en lui indiquant les virages où il faut ralentir et les lignes droites où on peut se prendre le vent dans la gueule et en pleurer de plaisir.
C'est bon d'aimer, c'est bon de l'aimer, cet homme qui est arrivé quand je n'y croyais plus.
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04/01/2013
Renaissance
Je vous souhaite à toutes et tous une très belle année 2013!
Je ne ferai pas de bilan de mon année 2012, ça serait laborieux, j'ai passé plus de la moitié de l'année en apnée. J'ai recommencé à remonter à la surface doucement pendant l'été, grâce à des retrouvailles avec des gens dont j'avais perdu la trace depuis plusieurs mois ou plusieurs années.... et surtout grâce à une semaine de vacances dans un club au sud de l'Italie où enfin j'ai réussi à lâcher prise, à me retrouver, me reconstruire.
Ça parait con de dire "ma semaine au Club Med a été la meilleure de mes cliniques..." et pourtant c'est vrai. J'ai cessé d'avoir peur durant cette semaine. J'ai vécu à fond, sans jugement, avec la tendresse que m'offrait mon petit Italien rencontré sur place, je savais que je ne le reverrai jamais, alors je me suis autorisée d'être moi. (et pourtant il m'appelle encore cet amour)
Dans le taxi qui me reconduisait de l'aéroport à chez moi, j'étais triste que tout cela soit terminé si vite mais sereine, la peur m'avait quittée. La peur avait hanté presque 8 mois de ma vie. Quelques semaines plus tard, je le recroisais, lui, celui qui avait fait naître la peur en moi, j'ai osé l'affronter. Je me suis pris un vent mais la boule dans mon ventre était morte, c'était le principal.
Alors oui, depuis j'ai tenté de reprendre contact lui, ça n'a jamais fonctionné. Toute la rancune que j'ai sur le coeur, il l'a reçue de façon vulgaire lors d'un texto de bonne année.
Je vis à travers son souvenir mais je tente de l'effacer, je tente de réapprendre à vivre autrement, sur un autre mode que celui sur lequel je fonctionnais avec lui. Je tente de me considérer comme une personne à part entière, comme une femme à part entière, je tente de me réapproprier tout ce qu'il m'a volé en claquant la porte. Je tente de retrouver une personnalité qu'il n'a jamais laissé s'exprimer, je tente de retrouver des mots qu'il ne voulait pas entendre, je tente de suggérer des idées dont il se fichait parce qu'elles ne venaient pas de lui.
J'ai cette chance d'avoir rencontré quelqu'un qui m'accorde toute tolérance, qui sait me dire qu'il est prêt à sacrifier une soirée avec ses amis pour me voir, qui est à 100% avec moi quand nous sommes ensemble et qui ne me plante pas pour des projets foireux. J'ai cette chance d'avoir rencontré quelqu'un qui me considère comme une chance et non comme un loisir.
Alors évidemment, les plaies sont toujours là bien béantes.... Je vois déjà le pire quand il ne répond pas à mon texto au bout de 30 minutes. J'ai une peur panique de l'abandon, je me blinde en me répétant "tu as survécu à pire", et je me dis que cette connerie de phrase "ce qui ne nous ne tue pas nous rend plus fort" ne nous rend absolument pas plus forts, mais juste de plus en plus frileux et pessimistes.....
20:18 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27/12/2012
Il y a des soirs.....
.... où je me sens bien. Ses mots, ses pensées, ses attentions.... je les range dans un coin de mon coeur de peur que tout ça ne disparaisse. Je les range avec soin en me disant qu'un jour, tout ça volera en éclat. Je le sais, un jour, il ne se souviendra pas avoir écrit ces jolis mots, eu ces belles paroles.... Il sera comme le dernier en date qui a brisé mon coeur déjà bien fragile, il partira, il claquera la porte et ne reviendra pas.
Je sais que l'équilibre est fragile, je sais que je suis toujours sur un fil. Pour l'instant, le fil tiend le coup, j'en profite, je laisse mes mots s'égarer devant lui, je me confie, je lui livre mes blessures à demi mot, j'ai envie de parler avec lui encore et encore.
Le dernier en date est toujours là, dans ma tête, comme une malédiction qui me dit "tu n'as pas réussi avec moi, tu ne réussiras jamais", il me hante, chacun de mes gestes est conditionné par lui, chacune de mes phrases est dictée par lui, il est en moi à tout jamais, cette histoire superbe que je n'ai pas réussi à concrétiser, il me manque souvent, pas une journée sans que je pense à lui.
Je dois avancer, cesser de penser à longueur de journée à celui qui ne répond pas à mes appels, à mes mails ou mes textos. Je dois laisser uen chance au nouveau venu qui me plait tant, cesser de comparer....
Mes boucles s'affolent sur mes épaules quand je reçois un message du nouveau venu. Une envie de le retrouver tout de suite me prend la gorge, une envie de lui dire "come on baby brulons les étapes, brulons tout, qu'il ne reste que toi et moi".
Mais pour une fois, Paris Ailleurs reste sage, je ne couche pas, je savoure nos rencontres, je le laisse me transpercer, chaque fois un peu plus peu, je lui donne une place, une place de choix, au premier rang, je souhaite qu'il reste jusqu'à la fin du spectacle, quand je me serai mise à nu, quand il ne saura plus s'il faut applaudir ou quitter la salle.
Et si enfin je faisais les choses dans le bon sens? Et si enfin je parvenais à virer Mourad de mon esprit?
22:14 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23/12/2012
Sérénité
Oui, oui, oui et oui c'est moi qui écrit ça! et putain que c'est bon! je suis vulgaire quand je suis heureuse!
Ce bonheur dont je révais tant, il est là, je le touche du bout de mes doigts, mes doigts vernis de rouge pute qu'il aime. Cette fois je veux que ça marche, il est mon alter égo, même éducation, même parcours professionnel. Je vais lui faire peur, je le sais, j'ai commencé à lui dresser le tableau et il continue à me dire qu'il a envie qu'on se retrouve.
Alors ouais ça ne sera peut être qu'un temps, mais je m'en fiche, j'apprends à vivre dans l'immédiat, je tente de domestiquer les petits papillons qui ont pris domicile dans mon ventre depuis 15 jours
03:54 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
13/12/2012
samedi soir!
Mon meilleur ami m'appelle, il est seul samedi et ça tombe bien moi aussi!
Une paranthèse dans cette fausse euphorie des fêtes de fin d'année, mon rire mélé au sien, notre complicité retrouvée, nos discussions sans fin.
Il est un besoin, une bouffée d'oxygène, il sait me couper de mes préoccupations (il rame parfois), il sait comprendre ma solitude, il sait me reconforter, me prendre dans ses bras et me murmurer que ça va aller quand je flanche, il est cette épaule qui a la descence de ne pas me parler de son couple quand il me sent meurtrie.
Il est aussi l'incarnation de l'égoisme et du narcicisme, il est plein de défauts, il est moi au masculin.....
22:11 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11/12/2012
Clap de fin du grand projet
Tout s'est merveilleusement bien passé. Je n'en reviens pas, aucun problème, aucune tuille de dernière minute, aucun truc auquel on n'avait pas pensé.
Mes dernières semaines de boulot se sont concrétisées hier et aujourd'hui et j'ai été félicitée de partout pour la façon dont les choses avaient été gérées. De Big Boss à un de mes collègues sur Facebook, j'ai le rouge aux joues. Fière de moi pour une fois!
Rien maintenant d'autre que l'incertitude des jours à venir.... du repos déjà mais quoi d'autre? Probablement une petite faiblesse vendredi soir, histoire qu'il me regarde encore une fois dans les yeux et me glisse "j'adore tellement faire l'amour avec toi". Mais quoi d'autre???
20:09 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08/12/2012
Je ne suis pas morte
Je reçois de temps en temps des mails me demandant ce que je deviens.
Je suis toujours en vie, vacillante parfois, aigrie souvent, meurtrie toujours.
Je ne le cache pas, j'écris ailleurs, parce que j'en ai besoin, pas la peine de m'envoyer des chèques, je ne ferai plus jamais l'erreur de me livrer de façon intime à des personnes que je connais "pour de vrai" maintenant.
Les derniers mois m'ont abimée et m'ont changée. Je suis devenue dure, cassante, blessante. Au fond de moi, je suis la même mais la forme change, le malheur des autres ne me fait plus chialer, il m'emmerde.
Ouais je suis aigrie, profondément......
Je repassserai peut être ou pas, un soir où je suis perdue et où la solitude me fait mal au point de crier
19:48 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22/07/2012
Ailleurs....
Je suis partie, ne me cherchez pas, vous ne me retrouverez pas, je pars sans trace, sans laisser d'adresse....
Je pars avec mes crises d'angoisse, mon mal être, mon amour pour lui qui ne guérit pas.
Je pars pour un autre monde, comme sûrement je devrais le faire dans ma vie réelle.
Je pars seule avec mes larmes, mes blessures, mes défauts.
Je pars avec mes souvenirs qui me nourrissent, avec mes rêves, avec mes regrets.....
Vous avez été de longues années à mes côtés dans ma vie pourrie, vous avez été un soutien, je vous en remercie, il est temps maintenant que Paris Ailleurs tire sa révérence.... pour mourir tranquillement....
22:36 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18/05/2011
se vider
Je pense que je vais beaucoup noircir quelques pages ici parce que je ne vais pas très bien. Je vais agacer certains, recevoir des mails pas sympa, je m'en fiche c'est mon espace
J'accepte les invitations pour la semaine prochaine, en disant oui, je sais déja que je vais annuler à la dernière minute, prétexte bidon dont mes amis n'ont pas encore compris la vraie raison.... Paris Ailleurs se cache dans sa caverne, Paris Ailleurs passe ses soirées seule devant sa télé à pleurer, sangloter face à cette vie gâchée.....
Je regarde ces photos que j'ai prises hier, moi nue avec un sac à main, je me trouve pas mal, j'ai réussi à cacher sur ces photos mes complexes, ces parties de moi dont j'ai honte, oui, j'accepte mon corps
J'accepte aussi mon esprit torturé, oui, je suis ainsi, je doute, toujours et de tout, je ne suis jamais sereine
Toutes ces choses font ma raison, je ne suis pas une fille repoussante, je ne suis pas totalement dépourvue de bon sens, mais je ne plais pas, je ne plairai jamais, je suis différente, un physique atypique de fille trop grande, trop maigre, j'ai un esprit qui se pose trop de questions, je ne plairai jamais parce que je doute trop
J'en suis consciente, j'ai souvent voulu me confronter à la normalité, je ne suis pas normale, je suis pas comme mes amies ou collègues, j'ai voulu tester une route différente, je me suis trompée, je suis arrivée dans une impasse, mon GPS ne marche plus, je reste là, je stagne
Au final cette impasse me plait, parce que je n'ai plus peur, je suis sur mon canapé, je regarde le temps filer en sachant que ça ne me concerne plus, que mon crédit est épuisé, je n'ai plus de jeton pour la machine à sous de la vie, j'ai joué toutes mes pièces, j'ai perdu, je regarde les autres joueurs, ce n'est plus ma vie
Le manque de ponctuation est volontaire, le jour où un point apparaitra, il sera le point final, je n'y suis pas encore
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05/03/2011
samedi soir 21h30
Je crois que je n'en peux plus, que j'arrive au point de saturation tolérance zéro.
Je n'en peux plus de ces journées seules avec moi même. Je hais ces week end, alors on sort, je vois mes amies, mes piliers, mes repéres.
Je vois mes amies qui vont s'endormir dans les bras d'un homme. Je vois mon lit vide d'amour quand je rentre au beau milieu de la nuit tellement ivre pour avoir oublé comment je suis rentrée.......
Je vois ces gens heureux qui méritent leur bonheur parce que ce sont des gens biens et celà me renvoie à l'idée que je ne suis pas assez bien pour mériter ça.......
Je n'en peux plus de cette solitude
21:45 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



